Préparer son itinéraire pour 3 semaines en Ecosse

Un itinéraire de trois semaines en Ecosse, à découvrir en profondeur les Highlands et l'île de Skye.

L’heure est à la pluie et aux microbes hivernaux, et rien de tel pour se changer les idées que de penser à notre grand voyage de l’année : l’Ecosse. Et élaborer un programme n’a pas été une mince affaire ! La tentation est grande de simplement faire confiance aux guides de voyage qui sont tous d’accord sur un point : en 3 semaines, on peut « faire » toute l’Ecosse. Oui, mais voilà, nous, on n’a pas trop envie de courir ! La seule solution : faire une croix sur certains lieux pour faire moins de kilomètres, respecter nos envies et ainsi mieux profiter au jour le jour. Alors, on part où ? Tout d’abord, nous passerons quelques jours dans les Highlands puis une semaine sur l’île de Skye. Ensuite retour dans les Highlands pour quelques jours puis ce sera le moment d’une grande première pour moi. Je passerai quelques jours à Édimbourg. Seule avec Camomille. Est-ce une idée folle de passer quelques jours entre mère et fille ?

Les Highlands : Loch Lomond, Glencoe et la côte Ouest

Tout près de Glasgow, ce sera notre première rencontre avec les Highlands. Quelques jours pour s’habituer aux paysages, au rythme des vacances et pour commencer à en prendre plein les yeux. Le parc national des Trossachs est connu pour ses grands espaces et pour le Loch Lomond, le plus grand Loch d’Ecosse. C’est aussi une région riche en vestiges historiques. Des lacs, des collines, des châteaux en ruines, de la mousse sur les rochers, des croix celtiques, des pictogrammes : voilà qui promet de belles journées.
En remontant vers le Nord, les paysages deviennent plus tortueux. Ce sont les Highlands comme on les imagine. Des montagnes sauvages, des lochs et encore des lochs… Mais c’est aussi là que passe le train à vapeur rendu célèbre par Harry Potter, et surtout, surtout que les plages commencent à être belles. On planterait bien la tente face à une plage de sable fin ! Et puis on irait bien tout au nord, là-haut, là où les plages sont encore plus belles, les paysages encore plus sauvages et les touristes encore plus rares. Le guide du routard nous fait rêver : « Regardez sur la carte cette petite route insignifiante (la B 869), qui passe par Drumberg et Clashnessie. Eh bien, c’est l’une de nos préférées sur la côte ouest, une de celles qui livrent les panoramas les plus époustouflants. Route presque plus étroite que la largeur du véhicule, sinueuse et ludique à souhait. » Et en plus, on nous promet un phare accroché sur sa falaise, battue par les vagues, et une colonie de phoques qui se dore au soleil. Cela vaut bien quelques kilomètres sinueux !

The Trossachs – Photo de John McSporran – Flickr
Kilchurn Castle – Photo de Neil Williamson – Flickr
Puck’s Glen – Photo de Bill Higham – Flickr
Lost Valley – Photo d’Edouard Desreumaux – Flickr
Glenfinnan Viaduct – Photo d’Isabelle S. – Flickr
Camusdarach – Photo de tubb – Flickr
Oldshoremore Beach – Photo de Gary Sutherland – Flickr

L’île de Skye

Dans notre tête, l’Écosse, c’était les Highlands et l’île de Skye. Pour tous nos amis qui y sont allés, Skye était un énorme coup de cœur. Par contre, tous avaient un seul regret : n’avoir eu qu’un jour ou deux à lui consacrer. Alors, quitte à devoir mettre une croix sur certains coins d’Ecosse qui avaient également l’air très chouettes, nous avons choisi d’y passer une semaine. Parce que l’île offre de superbes randonnées, des montagnes déchiquetées, des paysages brumeux. Parce que les pubs et restaurants à tester sont nombreux. Parce que louer un cottage et se réchauffer le soir devant un feu de cheminée, c’est plus que tentant. Parce qu’on va y retrouver des amis et que ralentir le rythme des visites, c’est aussi avoir plus de temps pour profiter les uns des autres. Et puis tout simplement parce que tout le monde nous a dit : « Skye, c’est magique ». Alors, on va aller goûter de plus près à cette magie.

Quiraings – Photo de Luis Ascenso – Flickr
The old man of Storr – Photo de John McSporran – Flickr
Neist Point – Photo de Loic Lagarde – Flickr
Talisker Bay – Photo de Bill Richards – Flickr
Fairy pools – Photo de Loic Lagare – Flickr

Comment préparer son itinéraire ?

D’habitude, je commence par feuilleter des guides de voyage. Mais cette fois-ci, j’ai préféré faire autrement. L’idée d’aller en Ecosse est venue de notre envie de prendre le temps de faire de belles photos et de randonner. J’ai donc commencé par chercher de belles photos sur le net et rassemblé les idées de randonnées. Ensuite, j’ai tout placé sur une carte. Et c’est seulement dans un troisième temps que j’ai ouvert des guides de voyage, pour compléter l’itinéraire et confirmer mes choix. Si vous aussi vous souhaitez préparer un voyage en Ecosse, voici mes pistes :

  • Pour les randonnées, le site Walkhighlands est génial. Il regroupe énormément de randonnées, et permet de faire une recherche multi-critères selon la difficulté, la durée, la région, le dénivelé des randonnées et les avis des randonneurs. Comme nous marcherons en portant Camomille (qui mine de rien commence à peser !) ou en marchant à son rythme (à 2 ans et demi, elle peut marcher pendant un bon kilomètre, par contre, c’est lent !), j’ai choisi des randonnées de maximum 2-3 heures et n’ai retenu que celles sans énorme dénivelé et notées au moins 4 sur 5 par les autres randonneurs.
  • Pour les photos, j’ai passé pas mal de temps sur Pinterest, mais j’ai trouvé que c’était toujours les mêmes images qui revenaient. Je me suis donc tournée vers Flickr, qui offre la possibilité de filter les photos par date de capture. Comme nous partons en mai, je n’ai gardé que les photos prises au mois de mai, pour avoir un avant-goût des paysages que nous allons voir. J’ai eu parfois de petits chocs. Comment ça, il y a du givre sur la pelouse de cette photo du Old Man of Storr ? Mais on compte camper !
  • Ensuite je suis passée aux blogs de voyage. Si les informations sont nombreuses sur les Highlands du Sud et l’île de Skye et m’ont confirmé que c’était une destination à la mode, rare sont ceux qui sont allés jusqu’au nord de l’Ecosse ! Parmi mes lectures préférées : Ooh my world, Carnets de traverse et Tippy.
  • Passons enfin aux guides papier. Une amie m’a prêté ses vieux Routard, Lonely Planet et Guide Vert. J’ai à peine ouvert le guide vert, notre envie n’est pas d’enchaîner les visites de châteaux… Le Lonely Planet m’a bien bien servi pour peaufiner l’itinéraire en passant par de petites routes pittoresques. Et pour savoir quel camping choisir, c’est dans le Routard que je me suis plongée. J’ai aussi complété avec des guides pris à la bibliothèque (en allemand donc). Pourquoi autant de guides ? Tout d’abord parce que je n’en ai acheté aucun 🙂 et surtout parce que c’est toujours intéressant de croiser les infos, plus ou moins détaillées selon les guides. Ainsi pour l’île de Skye, le routard offre 14 pages, contre 10 et demi pour le Lonely Planet, et 7 pour le Guide Vert. Le grand vainqueur est le guide en allemand Schottland avec 38 pages, des propositions de randonnées et un découpage par zones de l’île, super pratique pour se repérer sur cette île plutôt grande. Une bonne raison pour vous mettre à l’allemand 🙂
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13 Comments

    • Pour Instagram, il va falloir qu’on s’améliore, nous ne sommes pas très assidus 🙂 et surtout, il va falloir trouver du réseau, pas facile en camping ! Au pire on se rattrapera avec les articles en rentrant 🙂

  • Purée les photos sont dingues ! Le road-trip en Ecosse est sur ma liste de rêve à réaliser, mais étant donné toutes les voyages en liste d’attente, ça sera pas avant 2/3 ans je crois :/ Je vais me consoler un peu avec l’Irlande en Septembre … Dans tous les cas, je garde ton article sous le coude 🙂

    • On espère bien faire d’aussi belles photos quand on y sera 😀 En attendant, si tu as besoin de conseils pour l’Irlande, n’hésite pas. Avec une belle-sœur qui vit à Dublin et au moins un voyage par an, on commence à bien connaitre ! Et sinon, nous aussi on a le même problème, une liste de voyages rêvés, proches ou lointains, qui n’arrête pas de s’allonger 🙂

  • ou est ce que vous dormez dans le Glencoe ? parce que j’ai une adresse super ou tu dors dans des mobilhome avec vu sur les chevaux et éventuellement des biches (si elles sont de sortie!)

    • On pensait dormir sous la tente 🙂 Mais je veux bien ta bonne adresse, en cas de mauvais temps ou de ras-le-bol du camping 🙂

  • oui ou de froid trop intense ! nous, la semaine dernière on a eu des températures négatives la nuit… on n’avait pas allumé le chauffage dans le mobil-home en se couchant, au réveil ça piquait un peu !!
    bref, c’est le http://www.glencoehostel.co.uk/ le lieu est trop jolie, il y a 2 chevaux qui se baladent en face des mobil-home et, un soir et un matin on a eu droit à une dizaine de biches qui sont restées devant nous pendant plusieurs heures : le kif 🙂

    • Adresse notée ! On est équipés de duvets pour 5°, et de sacs à viande supers qui permettent de « rajouter » 8 degrés parait-il. Donc s’il gèle à peine on devrait pouvoir tenir. Il faudra juste expliquer à Camomille que pour ne pas mourir de froid, il faut mettre les bras dans le sac de couchage, la tête dans la capuche et tout bien fermer… S’il fait soleil et doux en journée, on peut supporter le froid la nuit. Mais s’il fait humide et froid tout le temps, on cherchera à dormir au chaud. On verra bien !

    • On espère bien voir pleins d’animaux ! Au Canada, on avait dormi dans un camping paumé, où des biches se baladaient sur les emplacements. C’était super de les voir pendant toute la soirée. Par contre la nuit, entendre un truc qui vient renifler et mordiller juste de l’autre côté de la toile de tente, ça fait flipper ! Dis chéri, c’est bien des biches hein, pas un ours, t’es sûr ?

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