Les îles de Toronto : s’éloigner de la ville pour mieux l’apprécier

Les gratte-ciels nous ont collé le cafard. Les îles de Toronto nous ont réconcilié avec cette grande ville. Verdure, mouettes, plage et calme : le rêve !

Toronto. C’est assez bizarre, mais nous avons commencé notre road-trip en Ontario par l’étape qui nous attirait le moins. Un peu pour pouvoir dire, ça c’est fait, maintenant on peut profiter. Voir des tours, des gratte-ciels, nous n’en avions pas trop envie, ce n’est pas ça que nous étions venus chercher au Canada. Alors nous avons suivi le conseil de Kevin, notre ami qui vit près de Toronto. . Kevin nous a soufflé à l’oreille : « Prenez le bateau et allez sur les îles de Toronto ». Un coup d’œil dans notre guide. Mouais bof, prendre le bateau juste pour aller voir une vue sur la ville, bon, on verra si on a le temps. Kevin a insisté. Et encore insisté. Comme on est gentils, on a obéi. Et on a adoré les îles de Toronto ! On devrait plus souvent suivre les conseils des locaux.

Les gratte-ciels de Toronto

La journée commence sous la pluie. La tempête de la nuit s’est calmée mais le ciel est encore bien lourd. Mais tout de même, nous sommes là, loin de chez nous, alors autant sortir et se balader un peu. Comme tous les touristes, nous montons à la CN Tower. La vue est bouchée, mais on devine tout de même la ville tentaculaire à nos pieds. Des gratte-ciels et encore des gratte-ciels. Tout ça me déprime, j’ai besoin de verdure ! Bon allez, on enchaîne avec un petit tour au Royal Ontario Museum pour voir les totems indiens. Quand il pleut, les musées, c’est souvent la meilleure chose à faire, et autant profiter d’être au Canada pour en apprendre un peu plus sur le mode de vie des indiens.

La pluie cesse, la ville se réveille, les rues s’animent. Le moral remonte, mais l’envie de verdure est toujours bien là. Allez, puisque Kevin le dit, allons faire un tour aux îles de Toronto. Et si on a un peu chance, il y aura un match de Baseball ce soir et on pourra manger un hot-dog. Miam !

Toronto vu depuis la CN Tower

Hot-dog - Toronto

 

La surprise des îles de Toronto

Dans le bateau qui nous emmène sur les îles, je relie mon guide. Des petites îles, une belle vue sur les gratte-ciels, un parc bien aménagé, des petites maisons dans la verdure et un conseil : aller vers Algonquin Island et Ward Island. Un petit coup d’œil sur la carte des îles en sortant du bateau, c’est parfait, on peut faire un grand tour à pied et reprendre le bateau depuis Ward Island, sans avoir à revenir sur nos pas. Allez, c’est parti !

Dès nos premiers pas sur les îles de Toronto, nous sommes charmés. Presque personne. Un grand parc aux parterres fleuris bien propres. Des tables de pique-nique. Des balançoires. Et au bout de quelques centaines de mètres, une plage. Pas bien belle, mais un plage quand même. Je respire l’air frais, je me détends, je commence à apprécier le voyage. Face à l’eau, on se croirait au bord de la mer. La même étendue d’eau à perte de vue. Le même sable sur la plage. Les mêmes mouettes. Le même vent qui fouette le visage. La même musique des petites vagues qui s’échouent sur la plage. Ne manque que l’odeur de la mer, cette odeur salée que nous chercherons tout l’après-midi. En vain.

Camomille s’endort contre moi dans le porte-bébé. Ça fait une éternité que je ne l’ai plus portée contre mon ventre et bercée jusqu’à ce qu’elle s’endorme. Nous avons le temps, nous prenons le temps. Cette presque mer nous offre un spectacle inoubliable. Des mouettes et des sternes qui virevoltent. Des cormorans qui partent pêcher au large. Du silence et des cris d’oiseaux. Un délice que nous ne voulons pas quitter. Plutôt que de revenir vers le centre de l’île, nous longeons la côte. Je blottis le nez dans les cheveux de Camomille qui dort contre moi, je m’amuse de Camembert qui photographie tous les oiseaux qui passent. Kevin avait raison. Sur les îles de Toronto, on se sent bien.

Oies - Duck Island - Iles de Toronto

Moineau  - Iles de Toronto

Mouette - Iles de Toronto

Cormorans qui partent pêcher - Iles de Toronto

Sterne - Iles de Toronto

 

Les îles Algonquin Island et Ward Island

Sur les îles Algonquin Island et Ward Island, c’est une autre facette des îles de Toronto qui nous attend. Une marina, des bateaux de plaisance, mais aucune agitation. Les maisons sont lovées dans la verdure, les habitants de Toronto les plus chanceux viennent s’y réfugier le week-end pour fuir l’agitation de la ville. Et j’avoue, je m’installerais bien dans un de ces petits cottages en bois. Pour faire bénir mon vélo ou soyons fou, mon bateau. Pour aller pique-niquer à la plage. Pour m’amuser des écureuils qui sautillent dans le jardin. Pour regarder le soleil se coucher derrière Toronto. Pour regarder encore et toujours les oiseaux qui partent vers le large. Comment ça, c’est l’heure de reprendre le bateau ? Faut vraiment qu’on retourne à Toronto ? C’est pas juste la vie.

Algonquin Island - Iles de Toronto

Cottage canadien - Iles de Toronto

Vu sur Toronto depuis Ward Island - Iles de Toronto

Cormorans en vol groupé - Iles de Toronto

Infos pratiques

  • Comme tout le monde, nous nous sommes fait avoir, nous sommes montés en haut de la CN Tower. Oui, j’estime que payer 35$ par personne (soit 50€ pour nous deux) pour monter en haut d’une tour, c’est se faire avoir. Oui bien sûr, on voit la ville vue d’en haut. Mais les vitres sont sales (de l’intérieur, elles pourraient donc être nettoyées) et inclinées, ce qui rend les photos très compliquées. Bien sûr, on peut aller dehors. Mais le grillage est tellement serré que les photos sont toujours impossibles. Alors oui, ils en font des tonnes. Grand hall d’exposition, restaurant luxueux, groom dans l’ascenseur, on est à la limite du tapis rouge. Certes, il faisait moche, nous n’avons pas eu de chance. Mais même par beau temps, je ne suis pas certaine que ça en vaille le coup. Ou alors peut-être que j’ai déjà vu trop de gratte-ciels ?
  • Nous nous sommes garés au parking souterrain du Rogers Centre, au tarif journalier de 21$. Le Rogers Centre est le stade de Baseball de Toronto. Pour retourner à la voiture alors qu’un match était en cours, il a donc fallu montrer patte blanche et accepter de laisser fouiller nos sacs.
  • Notre bon plan pour un déjeuner rapide : le Simcoe Place Food Court, à proximité du Rogers Centre et de la CN Tower. Comme ce sont 19 petites boutiques de restauration rapide disposées en cercle autour d’un grand espace avec des tables et des chaises, il y en a pour tous les goûts : Starbucks, MacDo, sushis, indiens, grillades, chinois… On a testé et approuvé le Green Curry, un restaurant vietnamien-thaï facile à repérer : c’est celui où la file d’attente est la plus longue. Le combo de 3 plats est à 8$, un tarif imbattable ! Comme la zone de restauration est au sous-sol d’un immeuble de bureaux, à l’heure de pointe c’est bondé de costumes-cravates, mais dès 13 heures, ça se vide.
  • Nous n’avions pris que le porte-bébé et nous avons trouvé ça plus pratique. A bientôt 2 ans, Camomille veut pouvoir bouger, que ce soit au musée, dans l’ascenseur, dans le métro, sur le bateau, sur la plage… Du coup, on préfère ne pas s’encombrer d’une poussette qui serait de toute façon vide la plupart du temps ! Mais en principe, Toronto est tout à fait accessible aux poussettes, même sur les îles.
  • Le bateau pour les îles de Toronto part du Jack Layton Ferry Terminal, au bout de Yonge Street. L’aller-retour coûte 7,25$ par adulte. Un bateau part du centre-ville de Toronto toutes les 30 minutes (toutes les 15 minutes tôt le matin) et vous débarque à Center Island. De là, il suffit de marcher droit devant pour finir par arriver à la plage, puis de prendre vers la gauche pour rejoindre Algonquin et Ward Island. Un bateau part de Ward Island vers le centre de Toronto toutes les heures (toutes les 45 minutes le soir).  Il nous a fallu trois heures pour faire la boucle, mais si on se pose à la plage, on peut facilement y passer une journée entière.
  • Un petit aéroport pour des jets privés et des petits avions à hélices se trouve sur une des îles de Toronto. Selon le sens du vent, on peut ne pas du tout entendre les avions ou au contraire être assez gênés par le bruit. Les habitants des îles de Toronto se battent actuellement contre l’agrandissement de cet aéroport, car il permettrait alors d’accueillir des avions plus gros et que cela réduirait donc leur qualité de vie. Une pétition en ligne permet de les soutenir.
  • Un hot-dog coûte 5$. Il y a de nombreux vendeurs près de Rogers Centre les soirs de match. Camomille a adoré le hot-dog : du pain moelleux et savoureux, légèrement grillé, une belle dose de ketchup et une saucisse en prime. On peut dire ce qu’on veut sur la gastronomie nord-américaine, mais le hot-dog, c’est bon, un point c’est tout.

 

Et vous, charmés par les gratte-ciels ou plutôt par les petits coins de verdure ?

 

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