Victor Hugo nous parle de Mayence

Nous faisons le tour du centre-ville de Mayence, en nous laissant guider par les mots de Victor Hugo...
Pour changer de la très classique visite touristique d’Heidelberg, nous emmenons Guillaume se balader à Mainz (Mayence pour les napoléoniens). Et aujourd’hui, c’est Victor Hugo en personne qui sera notre guide touristique (Oeuvres Illustrées, 1855).
« La place du Marché, qui entoure deux côtés de la cathédrale, est d’un ensemble copieux, fleuri et divertissant. »
Place de la cathedrale Mainz
« Au milieu se dresse une jolie fontaine trigone de la Renaissance allemande; ravissant petit poème, qui d’un entassement d’armoiries, de mitres, de fleuves, de naïades, de crosses épiscopales, de cornes d’abondances, d’anges, de dauphins et de sirènes, fait un piédestal à la vierge Marie. »

Fontaine Mainz

« Le dôme de Mayence, de même que les cathédrales de Worms et de Trêves, n’a pas de façade, et se termine à ses deux extrémités par deux chœurs. ce sont deux absides romanes, ayant chacun son transept, qui se regardent et que réunit une grande nef.[…] Si l’intérieur de Mayence rappelle les villes flamandes, l’intérieur de la cathédrale rappelle les églises belges. Les nefs, les chapelles, les deux chapelles et les deux transepts sont sans vitraux, sans mystère, badigeonnés en blanc du pavé à la voûte, mais somptueusement meublés. […] mais les vrais joyaux de cet immense édifice, ce sont les tombeaux des archevêques-électeurs. »
Cathedrale Mainz
« La beauté des riveraines du Rhin ne se dément pas à Mayence; seulement les femmes y sont tout à la fois curieuses à la façon des Flamandes et à la façon des Alsaciennes. Mayence est le point de jonction de l’espion-miroir d’Anvers et de l’espion-tourelle de Strasbourg« .

Rives du rhin Mainz

« La ville, si blanchie qu’elle soit, a gardé en beaucoup d’endroits son honorable aspect de cité marchande de la hanse rhénane. […] Du reste, une vie profonde, qui sort du Rhin, anime cette ville. […] On marche, on parle, on pousse, on traîne, on arrive, on part, on vend, on achète, on crie, on chante, on vit enfin dans tous les quartiers, dans toutes les maisons, dans toutes les rues. La nuit, cette immense bourdonnement se tait; et l’on n’entend plus dans Mayence que le murmure du Rhin et le bruit éternel des dix-sept moulins à eau amarrés aux piles englouties du pont de Charlemagne.! »

Colombages Mainz

 Et la récompense ultime : de la bonne bière, un énorme morceau de viande et des pommes de terre bien grasses, et surtout un petit coin bien au chaud !

Schnitzel
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