Bilan du premier mois au Pérou

Un petit bilan sur mon premier mois au Pérou, qui a été riche en émotions et en découvertes !
Voilà, déjà / seulement (rayer la mention inutile) de passé. Le bilan de mes quatre premières semaines à Cuzco:
Points négatifs:
– les temps et les verbes de la langue espagnole. Autant de temps qu’en français, avec des verbes irréguliers partout. (Andreas, je compatis, ça doit être vraiment dur d’apprendre le français)
– le climat: les deux premières semaines, des orages violents et de la grêle tous les jours. Et la nuit (de 18h à 6h…), il fait vraiment froid, ce qui me vaut une bonne bronchite.
– le syndrome « tortue »: montagne oblige, il faut l’équipement complet pour une journée: lunettes de soleil, chapeau, crème solaire, veste de pluie, pull fin, veste chaude. Résultat, j’ai l’impression d’être une tortue trimbalant sa maison sur son dos.
– j’oublie mon allemand. A force de zapper entre l’espagnol en cours ou en famille, et l’anglais avec les autres étudiants, je ne suis plus capable de faire une phrase correcte en allemand. Une langue chasse l’autre…
– internet, ultra-lent ici (2 heures pour poster un article et un album photo, ça fait long). Du coup, je suis plus qu’en retard pour vous raconter mes « aventures ».
– les vendeurs qui harcèlent les touristes: « restaurante? », « masage señorita, masage », « taxi, las ruinas, cusco, taxi », etc. Le pire étant les gamines de 6 ans qui vous suivent pour vous vendre des poupées de laine, qui évidemment sont mignonnes à craquer et à qui on a envie de faire plaisir… Ou les vendeurs de peinture insistants « mais elle est pas belle ma peinture? je peins pas bien? bah alors pourquoi tu veux pas l’acheter? ». Globalement ici le gringo est considéré comme une poule aux œufs d’or. Désolée, mais tous les blancs ne sont pas riches.
– les klaxons des chauffeurs de taxi et leur manière de conduire
– les chicos péruviens. En tant que plutôt blonde, plutôt mince, les yeux bleus, bien blanche et dépassant d’une tête les péruviennes, j’attire l’œil facilement. On me siffle, me zieute lourdement, me parle (mais la plupart du temps je comprends pas). Ça passe. Mais quand on me jette des cailloux pour que je tourne la tête, j’aime moins.
Points positifs:
– l’espagnol n’est pas trop difficile à apprendre, je profite largement de l’avantage d’être française: quand je ne connais pas un mot, je tente le mot français en l’hispanisant un peu, et ça marche la plupart du temps. J’arrive maintenant à avoir de vraies conversations, même si mes conjugaisons laissent encore franchement à désirer.
– j’ai fait mon premier rêve en espagnol au bout de trois semaines (un record en comparaison avec le temps qu’il faut avant de faire un rêve en allemand). Et j’ai lu un Harry Potter quasi sans dictionnaire, je suis plutôt fière de moi.
– les cours de langue, 20h par semaine (pour répondre à Solenne), avec de bons profs (presque toujours) et un bon rythme (en une semaine, j’ai ingurgité le futur, le futur antérieur, le conditionnel présent et passé, le parfait et l’imparfait du subjonctif…). J’ai eu des cours avec seulement un autre étudiant, idéal pour pouvoir parler en cours. Et j’ai révisé les emplois du subjonctif, Camembert ne pourra plus me reprendre sur ce point.
– la santé: seulement deux jours de mal de tête en arrivant et deux jours de tourista. A ce niveau là, je suis une des plus chanceuses par rapport aux autres étudiants.
– les paysages, les montagnes, les fleurs, les colibris, les cactus partout 🙂
– les ruines partout, les vieux bâtiments, les différentes cultures du pays et son histoire
– la facilité de contact et la gentillesse des péruviens, surtout dans la campagne. J’intrigue (sauf dans les endroits ultra-touristiques évidemment), et la plupart des gens viennent se renseigner sur ce que je fais là. Il y a toujours quelqu’un pour m’aider si j’ai besoin, sans même vraiment avoir à demander.
– les enfants qui disent systématiquement bonjour, qui me sourient, qui sont intrigués par l’appareil photo, ou qui veulent jouer avec moi.
– la cuisine, drôlement bonne (même si le riz deux fois par jour demande un temps d’adaptation)
– les festivités de Pâques (aussi important ici que Noël en Allemagne), et la dernière semaine, passée dans un petit village à la campagne (tranquillité de rêve, balades dans la nature et siestes dans un hamac, que demander de plus?).
– mes chers lecteurs, assidus comme il se doit. Avec quelques lecteurs surprise et de nombreux commentaires. Merci à vous!
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4 Comments

  • Je proteste : la très grande distance entre Cusco et mon lieu de villégiature berlinois n’est pas cité dans les points négatifs…

  • En résumé, si tu bronzais un peu et que tu te teignais en noir, il n’y aurait plus que des points positifs ! Ou alors si tu étais un mec baraque espagnol, ce serait encore plus efficace.

    Enfin bon, content de voir qu’il y a plus de points positifs que négatifs et que ça se passe plutôt bien pour toi.

    Et sinon, tu commences quand à travailler ? T’as déjà des pistes pour savoir où tu vas aller ?

    PS : c’était pas un oubli, Camembert…

  • J’avoue le riz 2 fois par jour c’est dur. Je subis ça aussi depuis que j’habite avec une Malgache :p

    Pour la tourista 2 jours seulement c’est pas beaucoup mais t’inquiète pas à ton retour en France t’auras le droit à une petite cure également

    Moi aussi j’ai oublié en Allemand… et je m’en porte pas mal pour autant

  • « Je subis ça aussi depuis que j’habite avec une Malgache »
    -> c’est complètement faux et c’est l’hôpital qui se fout de la charité.

    Parce que moi, je dois subir du pain 2 fois par jour, même avec d’autres féculents.
    Vive la parité. Au moins mes parents ne mangent pas de riz avec des pâtes ou des frites.

    Et le pire c’est que Monsieur tape des crises quand il en a moins de 2 fois par jour, on aura tout vu.

    « En tant que plutôt blonde, … j’attire l’œil facilement. »
    -> Maintenant tu comprends mon problème inverse en Allemagne lol

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